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Avril 2013 : Georges BELAUBRE

Nom : Belaubre

Prénom : Georges

Age : 69 ans

Activité professionnelle : retraité et MNS remplaçant

Sport d’origine : judo – Cyclo cross – Triathlon

Nombre d’années de pratique du triathlon : Triathlon depuis 1984, j’ai encore fait les Chts de France en 2010 dans ma catégorie. Je ne me suis pas inscrit aux France 2011 , 2012 suite à mon accident de vélo en juin 2011.

Records personnels : 4 minutes en apnée statique à la piscine de St Germain 😉

J’aime :
Le naturel : les beaux couchés de soleil,
Un sportif : Avant j’aimais bien Yannick Noah, et Florence Arthaud maintenant j’aime bien la skieuse Tessa Worley, et le jeune nageur Florent Manaudou (ce sont des jeunes très habiles)
Un livre : l’ultime secret de Bernard Werber qui dit (un homme motivé n’a pas de limite)
Un = s’informer deux = réfléchir trois = agir
Un plat : la lotte à l’américaine
Un CD : Florent Pagny
Un film : « Danse avec les loups » avec Kevin Costner (à voir par tous à la fois pour l’intelligence et bêtise humaine)
Une passion : Le triathlon bien- sur, mais aussi la sculpture sur bois

Je n’aime pas
Le naturel : la neige en ville
Un sportif ou un sport : Une compétition que je n’aime pas voir, c’est Paris Dakar
Un livre : Le livre des records
Un plat : Les pois chiches
Un CD : Patrick Bruel
Un film : Astérix et les JO

Questions des adhérents du TCA :
-Quand et Pourquoi avez vous choisi le triathlon ? (Kevin)
J’ai choisi le triathlon pour la variété dans ce sport
Il n’y a pas dans le triathlon la monotonie de l’entraînement. Suivant les saisons suivant votre état vous pouvez privilégier une discipline plus qu’une autre. le triathlon est composé de disciplines sportives simples et éducatives.
J’ai participé au triathlon relativement tard, (40 ans) car avant les compétitions de triathlon n’existaient pas.
Sauf des petites épreuves que nous organisions entre amis le dimanche, notamment un grand RDV une fois par an.
Nous appelions déjà notre RDV annuel en 1977 « le triathlon touristique » Nous faisions dans l’ordre : vélo, ensuite course à pied, la dernière épreuve était la natation ce qui était logique à l’époque. Nous nous retrouvions à la piscine, c’était très animé, certains d’entre nous ne savaient pas bien nager. Pour préparer cette manifestation entre amis nous nous entrainions quand même toute l’année. Je crois que c’est déjà là que j’ai pris gout au triathlon.
Des grands noms du sport participaient à notre triathlon touristique Michel Samper (Recordman du 800m sur piste) Président du PUC (sport Universitaire) et Alain Mainguy recordman des grandes traversées à la palme Nice/Corse. Pour bien terminer cette manifestation entre amis, un repas avec femmes et enfants nous était servi par les meilleurs cuisiniers du groupe.

– Quels étaient vos points forts et vos points faibles? (Kevin)
Mes points forts étaient le vélo et la course à pied. Comme je faisais du cyclo cross les enchaînements vélo/ course à pied m’étaient favorables. En cyclo cross les montés et descentes de vélo sont constantes. Je savais que sur un triathlon il fallait aussi comme sur un cyclo cross partir à bloc du début de la compétition jusqu’à la fin. Sur les triathlons, alors que d’autres concurrents plus forts que moi, non expérimentés couraient à l’économie, de peur de ne pas pouvoir terminer l’épreuve, je savais déjà que je pourrais aller au bout de l’épreuve sans ménager la monture.
J’avais une faiblesse en natation, mais comme je travaillais à la piscine de Poissy je pouvais nager tous les jours, ce qui m’a permis de réduire mon handicap à la nage par rapport à Yves Cordier de 20 ans mon cadet et nageur de club.

– Quels sont vos souvenirs les plus marquants dans le triple effort français ? (kevin)
Toutes mes participations furent marquantes sur les triathlons avec mes 40 ans, je savais que je ne resterai pas longtemps en haut de l’affiche. Les distances n’étaient pas étalonnées. Il pouvait y avoir 800m natation pour 50 Km vélo et 15Km à pied voir 21Km .
C’était toujours avec surprise que je me retrouvais en tête de l’épreuve.
Le fait le plus marquant c’est pour le premier triathlon officiel sous couvert d’Antenne 2 aux Mureaux au mois de mai 1984, nous avions formé une équipe avec Yves Martin, Patrick Dréano, Robert Bartier, Roland Bertrand, Marc Poulain et moi. Nous avons remporté ce triathlon et gagné le voyage pour la participation au Triathlon de Nice avec séjour compris à l’hotel le Méridien, l’hôtel le plus prestigieux à Nice après le Negresco. Le Méridien hôtel avec piscine au dernier étage ou nous nous entrainions en natation pendant le séjour.
Je crois que c’est après ce séjour que le groupe est tombé dans la spirale du triathlon et qu’il ne l’a plus quitté.

– Quelle est votre vision et vos pressentis sur l’évolution du triathlon en France et dans le monde ? (Guillaume)
Tout reste tellement fragile qu’il faut jurer de rien. Qui aurait dit qu’on veuille supprimer l’épreuve de la lutte aux JO et y ajouter la boxe féminine. Il faut déjà bien ancrer ce que nous avons.
Mais je pense que le triathlon est une discipline d’avenir il peut être pratiqué par tous du plus jeune âge jusqu’au plus âgé. Certaines Fédés ont peur de notre ascension.
Il y a eu déjà beaucoup d’évolution. Au début il y avait que des triathlètes adultes dans les clubs. J’ai tout de suite prétendu que le triathlon pouvait être pratiqué par les scolaires. A Poissy ma mission était de préparer un programme d’entraînement pour les enfants. Lorsque je voulais que les clubs montent une école de triathlon je montrais bien des fois que j’entraînais des jeunes à partir de 12 ans et qu’il n’y avait pas d’impossibilité de réduire l’âge de pratique en expliquant que Frédéric faisait aussi du triathlon, il avait 4 ans. Pour des raisons de sécurité je lui avais appris à nager très tôt (nous habitions au bord de la seine),il tourner avec son petit vélo dans la cour de la piscine, et de temps en temps il courrais en jouant au ballon, je considérais donc qu’il avait fait son triathlon.

Il a une multitude d’aménagements qui sont mis en place ou encore possibles ;
Contre la montre, par équipe, (coupe de France des clubs)
Triathlon en plusieurs étapes (FIT)
Triathlon en relai, (Coupe de France des jeunes)
Epreuve à l’américaine C à Dire par élimination après plusieurs petits triathlons
Triathlon mixte
Triathlon en duo (1 triathlète fini son triathlon passe le relai, et ainsi de suite pour que chaque triathlète fasse 2 fois le triathlon).
Triathlon avec VTT
Epreuve en indoor,
etc.
En ce qui concerne les distances, je pense qu’il y a assez de choix entre le découverte et le longue distance.
Il nous reste à faire découvrir le triathlon par le maximum de personnes, pratiquants ou spectateurs.
Ce que souhaitent les télés c’est faire des reportages courts, visibles sans beaucoup de déplacement pendant l’épreuve. Des organisations de triathlon indoor du style aquathlon de Vittel (tout sur place) nous apporteraient plus de visuel sur les chaines TV.

Autre chose : La natation à mon gout devrait être plus longue sur les Coupes du monde ou les grands prix. A mon avis il ne faudrait pas que le triathlon se traduise par une simple course à pied. La natation à l’heure actuelle ne fait pas assez de différence, tout le monde se regroupe en vélo, les triathlètes attendent la course à pied, personne veut rouler, ce qui rend monotone la partie vélo. Avec un peu plus de natation il faudra s’arracher pour revenir en vélo ce qui rendrait le vélo plus actif.
Faut-il que les medias s’investissent pour le triathlon ?. Il ne faut pas désespérer nous allons y arriver. Se retrouver aux JO est déjà un grand pas. Des nouveaux formats aux JO seraient encore mieux en plus du courte distance actuel, comme un contre la montre, ou un format avec des côtes comme à l’Alpe d’huez par exemple. Ce qui serait aussi spectaculaire c’est le Indoor, comme il y a déjà eu à Bercy, mais en plus petit format.
Il pourrait y avoir aussi des triathlons différencier CàDire garder l’esprit du courte distance par exemple mais augmenter une des trois disciplines.
On peut imaginer des distances suivantes 1,5 km nat 40 km vélo, et 20 km à pied
1,5 km nat, 80 km vélo, et 10 km à pied, 3 km nat 40 km vélo, et 10 km à pied

– Yannick Petit nous disait un jour que vous aviez participé à la création de la trifonction, est-ce vrai ? Si oui, comment avez-vous participé à ce projet ? (Kevin)
Sur le premier triathlon officiel des Mureaux les participants n’étaient pas informé ou n’avaient pas spécialement envi de faire une performance, ils enlevaient leur maillot de bain, se séchaient, se changeaient, mettaient des chaussettes, etc.
Dès ma première participation je partais en vélo, mouillé après avoir ôté ma combi de nage, à la grande surprise du public et des participants. J’étais déjà habillé en dessous pour le vélo et la course à pied . Je gagnais déjà un temps précieux au changement. J’avais découpé dans un maillot de vélo, un carré pour laisser apparaître le dossard qui était épinglé sur le tee shirt du dessous. Je pouvais ainsi partir en course à pied en retirant ou non mon maillot de cycliste sans toucher au dossard.
Ensuite de triathlon en triathlon j’ai pensé à prendre une tenue de contre la montre cycliste, un peu comme celle des pistards et faire tout le triathlon sans changement, ce qui était unique à l’époque. L’évolution a été de retirer les manches c’est tout. Et c’est la tenue actuelle que nous appelons tri fonction.

-Quelles sont, pour vous, les plus grandes innovations du triathlon depuis 30 ans ? (Seb)
La naissance de la FFTRI
La participation du triathlon aux JO
La mise en place des distances officialisées dans le monde entier
La mise en place d’un circuit coupe du Monde
La mise en place de Chts FRA, EU, Monde
La mise en place d’un règlement international (avec du bon et du mauvais, d’après moi)
La réglementation sur les tenues des clubs (effectivement l’uniformité).
La mise en place des méthodes d’entraînements
La nomination des conseillés techniques, ETC
IL MANQUE LA SECURITE SUR LES PARCOURS NATATION , ou sur certaines épreuves nous voyons encore des bateaux moteurs autours des nageurs

– Même s’il est très tôt pour en parler, quels sont aujourd’hui vos pronostics pour les français sélectionnés aux JO de Rio-2016 ? (Guillaume)
La suprématie des frères Brownlee va elle continuer? Cette suprématie qui me semble irréelle bouche l’horizon à nos meilleurs Français. Nous savons en France comment nous entrainer, mais nous n’essayons pas de savoir qu’est ce qui fait le petit plus qui manque à nos triathlètes. Est ce matériel, est ce physique ?. Les frères Brownlee seront-ils encore présents. Je pense que nous aurons encore de bons triathlètes Français en première ligne à RIO. Nous aurons Les meilleurs Français qui ont déjà participés aux précédents jeux de Londres avec Laurent en David, mais aussi de nouvelles têtes possibles : Le corre, Rouault. Pour les filles je vois bien Anne Tabarant et Charlotte Morel. L’entraînement du triathlon est tellement exigeant que les blessures sont fréquentes, et sans ce risque, je vois bien mes 2 préférées aux premières places.

-Pour ou contre l’apparition d’un Relais mixte aux JO de Rio ? (Seb)
Si c’est pour ajouter une forme d’épreuve de plus à la liste et diversifier le triathlon aux JO je dis OUI. Par contre, je dis NON à toutes les compétitions internationales mixtes.
Pourquoi ! Les triathlons mixtes que j’ai vu (à Lausanne par exemple avec 1 fille 3 garçons) sont faussés. C’est très souvent la meilleure féminine qui donne le premier relai qui fait tout de suite la différence et qui donne la victoire à son équipe. Le niveau des garçons est tellement serré que derrière, les hommes ne peuvent plus reboucher l’écart. Ce qui revient à dire que la course se solde par le classement féminin. Les places ne varient pratiquement pas après le premier relai . La course est faussée et les spectateurs s’ennuient.
Par contre pour des épreuves locales ou régionales cela peut-être très bien d’inscrire et de classer des équipes mixtes les écarts sont plus variables . Ils peut y avoir aussi des équipes mixtes avec : 1 garçon et 1 fille, ou 2 filles 2 garçons.

– Pour ou contre la séparation du championnat de France Elite et Groupe d’Age ? (Seb)
Je suis pour la séparation du Cht de FRA des élites et des groupes d’âges.
C’est quand même bon de passer la ligne d’arrivée en vainqueur en groupe d’âge, plutôt que d’être 1er d’une catégorie et un anonyme noyé dans la masse d’une épreuve pour tous.
Par contre je verrais bien une épreuve ou il y aurait tous les grands noms du triathlon avec
le grand public, un triathlon Open. Un peu comme le marathon de Paris. Les élites partent devant, mais en même. Pour cela il faut que le parcours soit tracé en une seule boucle. Le nombre d’épreuves nationales et internationales, comme Les Gds Prix, Les Cpes du monde, limitent la possibilité aux triathlètes de HN de courir en plus en Open à cause du calendrier déjà très chargé.

– Le triathlon doit-il être davantage médiatisé ? (Au risque de perdre son côté convivial proximité des athlètes de tous niveaux) ? (seb)
Les règlements limitent le coté convivial, tant que le règlement est là pour la sécurité, éviter les accidents j’approuve. Mais lorsque les athlètes ont des sanctions parce que la manche de la combi de nage dépasse de la caisse de rangement et que le triathlète risque de perdre un titre ou une médaille aux JO à cause d’une sanction injustifiée, je trouve que c’est abusé. Les responsables de L’ITU Veulent tout lisser comme par exemple supprimer les sacs dans le parc à vélos, soit disant pour que ce soit plus net dans les parcs à vélos pour les medias.
J’aimerai bien que le triathlon reste quelques fois au naturel. J’aimerai bien me retrouver avec des parcs à vélo sens dessus dessous. Mais nous n’y pouvons rien le développement du triathlon est au prix d’un règlement clair pour les medias.

-Tout comme vous, nous sommes de nombreux adhérents au TCA à pratiquer notre sport en famille… vous qui avez vécu cela avec Frédéric, quels sont vos retours d’expérience voire vos conseils dans la pratique du « triathlon parent/enfant » ? (Guillaume)
Avec un jeune, toujours pratiquer le sport d’une manière ludique, participer à différentes épreuves du style Bike and Run, Aquathlon, Cross, et autres pour entretenir la motivation. Il faut souvent louvoyer entre : insister et pousser un jeune à faire du sport et ne pas forcer un enfant à aller à l’entraînement contre son gré(ne pas punir non plus un jeune sportif passionné et lui faire rater une séance d’entraînement). L’accompagner dans les sorties vélos ou c à p. Bien apprécier son niveau, faire un suivi permanent.
Connaître les appréciations de son enfant sur le déroulement de son sport. Son sport lui est-il agréable ? Y trouve t-il des copains. S’y amuse t-il ? Est-il suffisamment préservé dans son sport. Est-il heureux de partir en stage avec d’autres triathlètes. Toujours lui offrir les possibilités de gravir les échelons de la performance s’il le souhaite.

– Intervenez-vous dans la préparation de Fréderic ? (Kevin)
Je n’entraîne plus Frédéric, je n’interviens pas dans sa préparation.
j’ai été son préparateur au club de Poissy quand il avait 10 ans jusqu’à son départ au CREPS de Boulouris à 15 ans.
J’aurai bien aimé aussi être l’entraîneur de l’équipe de triathlètes de haut niveau à Poissy, mais j’avais comme mission le développement de l’école de triathlon, je ne pouvais donc pas être en même temps avec les triathlètes du Gd Prix et les jeunes espoirs.
Je ne dis pas que j’aurais pu être l’entraîneur Brett Sutton, mais j’étais passionné, je pense que j’aurai pu emmener des athlètes adultes à des performances.
Fred après son apprentissage à Poissy a intégré le CREPS de Boulouris il a suivi un sport étude (aménagement spécial à la fois pour les études comme pour le sport). Il a eu des entraineurs nationaux, qui l’ont amenés à un haut niveau, comme Patrick Dréano et Pierre Houseaux.
Frédéric a été pris au CREPS car il était champion de France minime, ce qui ne signifiait rien en terme de niveau sportif, mais qui présentait une certaine disposition à la pratique du triathlon.
Actuellement je me permets encore de donner de petits conseils toujours utiles, un peu comme un vieux briscard. Je ne sais pas s’ils sont bien utiles car Frédéric a maintenant un nombre d’années de pratique impressionnant, c’est peut-être lui qui devrait me conseiller.

-Avoir été champion de triathlon et voir son fils devenir l’un des meilleurs triathlètes de tous les temps, ça doit être magique non ? (Kevin)
C’est magique. On ne se rend pas bien compte tout de suite, le suivi, les déplacements sont très agréables et formidables. Quand il y a en plus sur de grandes compétitions, des résultats, des titres, c’est magnifique. Les résultats sont importants pour garder la motivation.
Ils sont la récompense de tous les efforts fournis à l’entraînement et de tous les sacrifices que fait le sportif de HN.
Au delà des résultats sportifs ce que j’ai apprécié chez Frédéric, c’est son comportement ; toujours agréable avec tout le monde, dispo pour répondre aux jeunes débutants ou confirmés, toujours dans l’idée de faire grandir et de faire découvrir le triathlon. Il est reconnaissant de l’accueil qu’on lui réserve, il entretient une correspondance avec tous ceux qui lui envoient des messages de soutien de toute la France (dans la mesure de ses possibilités). Depuis les années 80 dans mes débuts et jusqu’à maintenant, avec Frédéric je vis à l’heure triathlon et je ne m’en lasse pas.
Pourvu que çà dure « encore et encore. »

– En dehors de votre constitution exceptionnelle, pourriez vous nous dire quelle est votre méthode pour durer aussi longtemps à ce niveau en Triathlon.
Comment gérez vous vos entraînements ? Vous autorisez vous des périodes de farniente ou êtes vous toute l’année au « taquet »? (Laurent)
Merci pour vos appréciations. Pour durer je ne sais pas exactement ce qu’il est indispensable de faire,
je n’ai pas la prétention d’avoir la méthode infaillible. J’essaye de me maintenir le mieux possible.
Certains jours, je me force un peu, d’autres jours je me freine un peu.
Faire 4 heures de vélo me paraît bien inutile maintenant. Mais faire du sport me paraît indispensable.
Ma devise c’est qu’il faut se bouger. Ma motivation est différente, ma motivation actuelle est de garder la forme, rester en bonne santé. Je n’ai jamais ménagé la monture, mais je ne sais pas si je suis dans le vrai. Je garde quand même les moments de farniente car le corps les réclame, il faut en tenir compte, prendre du repos est indispensable. Sur un cycle d’entraînement de 4 semaines il faut prévoir une période d’une semaine de récup obligatoire de façon à éponger le risque d’erreur d’un entraînement trop soutenu. Récup ne veut pas dire repos complet mais entrainement réduit en intensité et en quantité. Ne pas oublier que la performance est égal à entraînement et repos. Ne pas hésiter de se donner des notes. Notes sur la tenue de son corps. Les jours de moins bien avec notes basses, en faisant l’effort qu’il faut pour faire grimper la note.Ne pas perdre de vue le rapport intensité/temps : Plus l’intensité est importante et plus le temps de l’effort sera court et inversement.

-Qu’elle est aujourd’hui votre implication dans le triathlon ? (Kevin)
Je n’entraîne plus, je ne pense pas pouvoir ré entrainer un jour. Je n’ai plus d’implication. Le métier d’entraîneur est très difficile beaucoup de contraintes, l’entraîneur ne doit pas programmer des entraînements que le sportif ne peut supporter. L’entraîneur établi un programme qui ne procure aucune blessure à l’athlète. Pas toujours évident, quand les triathlètes ne respectent pas le contenu du programme et s’entraînent quelque fois seul dans leur coin. Je me contente de donner quelques conseils sur le triathlon et d’apporter des critiques positives.

-Quels conseils donneriez-vous à des jeunes de 11-18 ans ? (Seb)
Difficile de donner des conseils à des jeunes sans connaître leur âge, leur acquit leur objectif.
L’objectif peut être seulement de retrouver des copains à vélo ou au stade, il peut être aussi de vouloir faire les JO dans l’avenir.Au début, le programme d’entraînement va être le même. Progressivement les doses devront être plus poussées, plus analysées plus spécifiques pour participer aux grandes épreuves.Pour des jeunes qui se passionnent pour le triathlon l’important c’est :D’être assidu à l’entrainement.Faire confiance à l’entraîneurEtablir un calendrier de courses annuel en relation avec l’entraîneurAvoir un suivi médicosportif spécifique

Un grand merci à Georges Belaubre pour sa gentillesse et le temps qu’il a pu consacré à répondre à nos questions. Merci également à Seb, Guillaume et Laurent pour leurs participations !

Retrouvez une prochaine interview le mois prochain !

Rappel du palmarès de georges BELAUBRE :

1984 : Champion de France
– 5 victoires (Les Mureaux, Beaumont / Oise, Viry Chatillon, Versailles, Poissy / St Germain, Le Puy)

1985 : Champion de France
– 11 victoires (Draveil, Les Mureaux, Sablé/ Sarthe, Beaumont, Dijon, Cunlhat, Valras, Cergy, Immenstadt, Nevers, Bourges)

1986 : Champion du Monde senior à Nice
-Vainqueur de la Coupe de France – Courte distance (A) à Nantes
-Vainqueur de la Coupe de France – Longue distance (B) à Lyon
-3e à Paris (1e triathlon de Paris sous la tour Eiffel)
-3 victoires (Bagnoles/Céze, Vannes, St Paul 3 chateaux)

1987 : 2e au Championnat du Monde senior à Nice
-2 victoires (Noumea et Grenoble)